Viande chevaline : un nouveau scandale

Le sort des chevaux est très inquiétant. (Crédit : Pixabay)
Le sort des chevaux est très inquiétant. (Crédit : Pixabay)

Quel est le point commun entre l'Uruguay, l'Argentine et le Canada? Ils sont dans le collimateur de treize organisations de défense animale. Les conditions de détention des chevaux du secteur de la viande y seraient inhumaines.

Ce sont des photos de chevaux maigres et en piteux état qui sont partagées cette semaine par l'association de protection animale belge GAIA. Avec douze autres associations de protection animale européennes et américaines, GAIA part en croisade pour défendre les droits des chevaux.

Des abus persistants seraient constatés depuis de longues années, que ce soit au niveau du transport, de la détention et de l'abattage des chevaux. Epuisés, malades, blessés, ils ne reçoivent aucun suivi vétérinaire. "Tant en Amérique latine qu’au Canada, les chevaux sont peu ou pas protégés contre les conditions climatiques extrêmes. Au Canada, les chevaux passent des mois à l’extérieur dans un froid glacial, à des températures allant jusqu’à -30°C. Les poulains meurent de froid à la naissance. L’origine des chevaux est souvent inconnue, mais pas la destination de leur viande : l’Europe et surtout la Belgique, qui reste une des principales plaques tournantes de cette industrie", explique Gaia sur son site internet.

Les photos et vidéos partagées par les associations sud-américaines sont insoutenables : les chevaux avec des blessures ouvertes, des membres cassés et des abcès purulents se retrouvent laissés sans soins. En 2010, Gaia avait déjà mené campagne en visant l'Urugyay, l'Argentine et le Brésil. Grâce à ses images, de grandes chaînes de magasins ont arrêté de se fournir dans ces pays, certaines en sont même venues à arrêter totalement de vendre de la viande de cheval.