Rotterdam : « Il nous manque un couple leader », Wendy Laeremans

Laurence Roos et Fil Rouge ont réalisé la meilleure performance belge dans le Grand Prix de Rotterdam (Crédit photo: Equibel/Dirk Caremans)
Laurence Roos et Fil Rouge ont réalisé la meilleure performance belge dans le Grand Prix de Rotterdam (Crédit photo: Equibel/Dirk Caremans)

En prenant la quatorzième place des championnats d’Europe de dressage par équipes à Rotterdam, la Belgique ne s’est pas qualifiée pour les Jeux olympiques de Tokyo dans un an. La directrice du sport de haut niveau belge, Wendy Laeremans, fait le point sur cette deuxième déception après 2015.

Comme en 2015 à Aix-la-Chapelle, le dressage belge n’est pas parvenu à se qualifier pour les Jeux olympiques qui se tiendront dans un an à Tokyo. Quel est votre sentiment ? 

Lors d’un championnat d’Europe il faut que les combinaisons d’équipe obtiennent le meilleur résultat possible, cela doit être la meilleure performance qu’ils nous ont montré sur toute l’année et ce n’est qu’à partir de là que l’on peut rentrer dans la danse pour les tickets pour Tokyo. Nos deux premiers cavaliers, Simon Missiaen (avec Charlie) et Fanny Verliefden (avec Indoctro VD Steenblock), ont montré de très belles choses en piste mais comme d’autres couples mais malheureusement ils ont aussi fait des fautes et avec l’élimination d’Isabel Cool (pour boiterie d’Aranco V, NDLR) le ticket s’envole. Nous ne sommes pas un grand pays de dressage et même si sur le papier nous avions quatre bons couples quand on regarde ceux qui se sont qualifiés ils ont tous un couple leader qui tire les autres avec un 76% ou un 75%. Cela permet de maintenir l’équilibre de l’équipe même s’il y a des fautes des autres couples derrière et c’est ce qu’il nous manque. Pour autant, cela n’était pas impossible à réaliser mais pour cela il faut que nos quatre couples fassent leur meilleur résultat.

Justement, le cheval d’Isabel Cool, Aranco V, a été éliminé pour boiterie. Comment va-t-il ? 

Il va bien mais il était énormément tendu en piste. Il a été sonné et c’était justifié, il n’y a aucun doute là-dessus. Le cheval va maintenant se rétablir mais sa santé est bonne. On doit de notre côté faire un briefing pour remettre tout ça en question. 

Il reste une possibilité de se qualifier pour Tokyo en individuel. La Belgique va-t-elle tenter sa chance ? 

On va toujours essayer bien-sûr mais cela sera là aussi difficile parce qu’avec des 70% en individuel cela reste dur et il va falloir beaucoup courir pour monter dans la ranking olympique ce qui fait qu’à l’approche de l’évènement le cheval est fatigué et risque la blessure. Je crois que des cavaliers vont le tenter mais la chance doit être de notre côté, tout doit bien se passer et surtout les chevaux doivent rester en bonne santé. En Belgique nous avons vraiment peu de couples à ce niveau, les cavaliers n’ont pas de réserve de chevaux et on sait que les chevaux de Grand Prix sont déjà sensibles car nous les sollicitons beaucoup. Nous sommes pauvres en combinaisons à ce niveau pour prendre le relais ce qui fait que si tout ne tombe pas exactement au bon moment nous n’y arrivons pas.

 

Epplejeck
Moncheval.net