Reprise progressive des compétitions à l'étranger

(Photo : FEI)
(Photo : FEI)

Alors que l'on continue à apprendre l'annulation ou le report de certaines compétitions (dont plusieurs championnats d'Europe pour les jeunes), il semblerait que d'autres concours s'apprêtent à reprendre. Du moins à l'étranger car, en Belgique, rien ne sera a priori autorisé avant le 30 juin... 

Le calendrier des compétitions équestres est complètement bouleversé par la crise sanitaire actuelle, et ce peu importe le niveau ou la discipline. Chaque jour, chaque semaine, on apprend de nouvelles annulations ou des reports, y compris pour des événements majeurs comme les championnats d'Europe.

On sait déjà que plusieurs épreuves seniors n'auront pas lieu en 2021 à cause de la proximité des Jeux olympiques, mais l'on a également appris récemment que les organisateurs de Vilamoura (Portugal) et Hartpury (Grande-Bretagne) avaient renoncé à leurs championnats européens cette année. Les premiers devaient accueillir les compétitions de jumping pour les children, juniors et jeunes cavaliers, tandis que Hartpury devait recevoir les championnats européens de dressage et de complet pour les juniors et jeunes cavaliers. 

REPRISES AUX USA ET EN FRANCE

A côté des suppressions d'événements qui se poursuivent, on commence néanmoins à voir des activités reprendre, ou du moins être planifiées. Aux Etats-Unis, le Tryon Equestrian Center qui a accueilli les Jeux équestres mondiaux 2018 a par exemple annoncé une reprise le 27 mai de manière limitée. Les compétitions seront par exemple réservées aux concurrents, à leur famille et leur personnel, et tout le monde devra porter un masque et respecter la distanciation sociale. Dans un premier temps le public ne sera pas autorisé, mais par contre les épreuves seront diffusées en ligne.
Le Palm Beach International Equestrian Center à Wellington devrait lui aussi reprendre des compétitions dès le début du mois de juin, également avec diverses restrictions.

Plus près de chez nous, en France, la Société Hippique Française (SHF) a annoncé la reprise dès le 25 mai des épreuves d'élevage pour jeunes chevaux - dont le cycle classique. Ces concours auront évidemment lieu sans public et dans un cadre strict : il faudra une attestation de déplacement dérogatoire pour s'y rendre, le nombre de personne sur site ne pourra pas dépasser les 100 individus, seuls les professionnels pourront participer, etc. 

RIEN EN BELGIQUE AVANT LE 30 JUIN

La Belgique, quant à elle, avait annoncé dans un premier temps qu'aucune compétition sportive n'aurait lieu avant le 31 juillet. Cette date a à présent été ramenée au 30 juin mais on ne sait toutefois pas exactement quand pourront reprendre les concours et dans quelles conditions. Les différentes fédérations ont réagi à ce sujet il y a quelques jours en demandant notamment des mesures tenant compte des particularités de chaque sport. L'équitation se déroulant en plein air et sans contact, des compétitions pourraient en effet être organisées tout en respectant les mesures d'hygiène et de distanciation nécessaires à la sécurité de chacun.  

S'il est important de reprendre les concours, c'est moins pour le plaisir de chacun que pour la santé de la filière équestre. Les compétitions sont en effet nécessaires à la formation des chevaux et des cavaliers, elles contribuent au commerce et aux revenus de différentes entreprises, sont une source de revenus pour les centres équestres, etc.

Même si un retour à la "normale" ne sera sans doute pas possible avant plusieurs mois, une reprise partielle pourrait déjà s'avérer salvatrice pour plusieurs acteurs. C'est par exemple le cas de l'Hippodrome de Wallonie, dont la situation critique a été mise en lumière ces derniers jours. Les entraînements y ont repris mais pas les courses hippiques, alors que celles-ci sont à nouveau autorisées en France depuis plusieurs jours. Si l'arrêt perdure, l'Hippodrome de Wallonie pourrait donc perdre son statut de partenaire privilégié du PMU Français... 

QUID DES INTERNATIONAUX ?

Même si la reprise des compétitions n'est pas à l'ordre du jour partout, la question des épreuves internationales se pose déjà. Le Sunshine Tour en Espagne a par exemple planifié deux CSI 2* durant le mois de juin, mais aucune décision n'a encore été prise quant à l'ouverture des frontières et les déplacements "non essentiels" à l'étranger. 

La Comission européenne prône une approche coordonnée et une réouverture progressive, par exemple entre pays voisins avec des situations épidémiologiques similaires. Quant aux dates d'ouvertures des frontières, elles seront très probablement dictée par l'évolution de la situation sanitaire dans chaque pays, voire région... 

Moncheval.net