Mise en garde sur l'herbe de printemps

Certains chevaux doivent éviter à tout prix l'herbe printanière. (Crédit : Pixabay License)
Certains chevaux doivent éviter à tout prix l'herbe printanière. (Crédit : Pixabay License)

Les prés commencent à avoir bonne mine et l'envie peut être très tentante de déjà y lâcher votre ou vos protégé(s)... Mais de nombreuses mises en garde sont à prendre en compte afin de ne pas compromettre la santé des chevaux.

 

Rien de plus naturel que de voir des chevaux au pré à manger de l'herbe, pourtant ceci peut poser de graves problèmes de santé pour certains individus, en particulier ceux aux troubles métaboliques ou digestifs. Ce problème se pose tout particulièrement au printemps car l'herbe contient de hauts taux de glucides non-structurels (sucre, amidon et fructane). La teneur en glucides non-structurels dépend à la fois de l'environnement, des plantes présentes sur le terrain et du stade de croissance. La plante produit énormément de sucre via la photosynthèse lors de sa croissance, ce qui la rend très riche.

La photosynthèse a lieu durant la journée afin de produire suffisamment de nutriments à la plante pour la nuit. Il y a donc un pic de sucre vers 15-16h, qui diminue ensuite durant la fin de journée. La matinée, le taux de sucre est également plus bas. Il n'est pas aisé de mesurer ce taux de sucre étant donné les variations possibles en fonction de l'ensoleillement ou de la chaleur. C'est pourquoi les individus à risque (SME, fourbus, troubles métaboliques divers, ...) devraient être hébergés sur des parcelles sèches et nourris au foin ainsi que complémentés en minéraux. Il faut à tout prix éviter de les laisser consommer cette herbe si riche.

Mettre directement sur l'herbe de printemps un cheval qui a été nourri tout l'hiver au foin lui donne un énorme apport de glucides non structurels d'un coup. De plus, ces jeunes pousses ont un faible niveau de fibres, ce qui les rend moins digestes. Le système digestif doit se préparer doucement à cette transition afin d'être capable d'assimiler et de digérer l'herbe. L'idéal est de faire une transition progressive afin de permettre au système digestif de s'adapter. Par exemple commencez par mettre les chevaux en prairie une heure, puis augmentez de trente minutes chaque jour.

Moncheval.net