Entrainements, stages,... Le point sur la situation en Belgique

(Photo : Christophe Bortels)
(Photo : Christophe Bortels)

Ces dernières semaines, les mesures de déconfinement se succèdent en Belgique et créent parfois un peu de confusion. Alors que les cours d'équitation ont pu reprendre le 18 mai, les questions se concentrent à présent sur deux sujets : les stages et autres événements comme les compétitions et entraînements. 

Entrainements, stages,... Le point sur la situation en Belgique. Depuis la reprise le 18 mai des activités des centres équestres en Belgique, beaucoup ont recommencé les cours mais certains programment aussi des entraînements ouverts aux cavaliers extérieurs. Plusieurs infrastructures mettent en effet à disposition leurs pistes, parfois même avec des parcours d'obstacles montés et différentes hauteurs proposées sur une ou plusieurs journées.

ZONES D'OMBRE

Ces organisations s'accompagnent bien sûr de mesures de précaution : pas de public, limitation du nombre de cavaliers au paddock et en piste, restaurants et bars fermés, distanciation physique impérative,... Il semblerait par ailleurs que certains bourgmestres aient autorisés ces entraînements mais, d'un point de vue de la loi, la situation est moins claire... 

Le gouvernement belge a en effet précisé que toutes les manifestations à caractère culturel, sportif, touristique et récréatif restent interdite jusqu’au 30 juin. Les compétitions, quant à elles, sont annulées jusqu'au 31 juillet. 

Par contre, les entrainements sportifs réguliers à l'air libre sont autorisés depuis le 18 mai tout en respectant certaines conditions comme la présence d'un entraineur/superviseur et la limitation du groupe à 20 personnes. Les cours d'équitation entrent clairement dans cette deuxième catégorie, mais qu'en est-il des entrainements pré-cités? Peut-on les considérer comme des "entraînements sportifs réguliers" (autorisés) ou plutôt des "manifestations à caractère sportif" (non autorisées)? Ou rentrent-il dans le cadre des "activités sportives dans un contexte autorisé" pour lesquelles les autorités locales peuvent ouvrir des terrains de sport? 

INTERPRETATION PERSONNELLE ?

Le manque de précisions permet à chacun une interprétation personnelle. Toutefois, il faut aussi tenir compte du fait que les transports de chevaux restent limités. Selon la FAQ coronavirus du gouvernement, "il est permis de prendre la voiture pour se déplacer entre le lieu de résidence et le centre équestre ou le lieu de la balade, et si nécessaire également pour transporter le cheval". Il pourrait donc être compliqué de justifier un déplacement d'un centre équestre vers un autre...

Jusqu'à présent, la LEWB n'a ni interdit ni conseillé la participation à ces entraînements - ce n'est pas de son ressort. Cependant, comme depuis le début de la crise, elle ne peut qu'appeler chacun à se montrer responsable et à tenir compte des mesures générales du gouvernement. Jusqu'à présent, les déplacements doivent en effet toujours se limiter à des raisons nécessaires - en dehors des quelques exceptions ajoutées au fil du déconfinement.

QUID DES STAGES ?

En ce qui concerne les stages, le flou a par contre été éclairé. Dans un premier temps, le gouvernement avait annoncé qu'ils pourraient reprendre dès le 1er juillet, tout comme les camps jeunesses. On sait à présent que cette mesure ne concerne pas les stages sportifs, dont le sort sera seulement débattu le 3 juin.

Epplejeck 2020
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