Des nouvelles des para-dresseurs belges

L'équipe belge de para-dressage (Crédit photo: Equibel/Hippo Foto – Dirk Caremans)
L'équipe belge de para-dressage (Crédit photo: Equibel/Hippo Foto – Dirk Caremans)

Alors que le président du CIO (Comité International Olympique), Thomas Bach, et le Premier ministre du Japon, Abe Shinzo, ont pris la décision hier, mardi, de repousser les Jeux olympiques et paralympiques à 2021, la crise du COVID-19 ne démotive pas pour autant nos cavaliers de para-dressage qui se sont eux aussi organisés pour poursuivre leur entrainement de haut niveau.

Voici les réactions de trois cavalières qui misaient initialement sur une participation aux Jeux paralympiques de Tokyo du 25 août au 6 septembre.

Manon Claeys : 

« J’aime être à la maison avec mes parents de toute façon donc nous sommes encore plus proches maintenant. C’est beau, n’est-ce pas ? Mais comme tout le monde, je pense aussi que c’est une situation irréelle. Je ne peux qu’espérer qu’aucun de mes proches n’attrapera le coronavirus, car je paniquerais alors de toute façon. Et je trouverais cela bien pire que de reporter les Jeux paralympiques. Pour l’entrainement, je le fais à peu près de la même manière que d’habitude. Sauf que mes chevaux ne sont plus aux Pays-Bas, mais au Ecuries d’Hidalgo à Maldegem. C’est très professionnel là-bas et toutes les mesures sont respectées. Bien sûr, le rythme des compétitions serait utile, car l’entraînement n’est jamais à 100 %, mais je peux dire que mes chevaux seraient prêts demain. J’espère que cette période désagréable sera bientôt terminée ».

Michèle George :

« Je n’ai pas vraiment changé dans ma vie quotidienne. J’entraîne maintenant mes chevaux dans un domaine privé situé à environ 15 kilomètres de ma ville de résidence, Waregem. Avant mes chevaux étaient chez Topsport Vlaanderen à Waregem, mais la piste qui y reste est devenue trop lourde et ne se prête plus au sport de haut niveau. Les autres pistes du domaine étant fermées, j’ai décidé, en concertation avec Topsport Vlaanderen, de déménager, également pour réduire l’occupation à Waregem. Et tout se passe merveilleusement bien. Nous respectons la “distance sociale” et désinfectons nos mains aussi souvent que possible. Bien sûr, le rythme de la compétition nous manque en ce moment. Nous essayons de maintenir les chevaux en bonne santé mentale en leur offrant une variété d’entraînements. Il faut espérer que tout sera remis en ordre le plus rapidement possible. Nous l’examinons jour après jour. S’il s’agit d’un report, j’espère que les Jeux pourraient encore avoir lieu en octobre ou novembre de cette année. Supposons qu’ils soient reportés à l’été de l’année prochaine, cela aurait probablement des conséquences douloureuses pour les grandes organisations et les championnats équestres. Je le regretterais ». 

Barbara Minneci : 

« Malheureusement, on ne peut pas me porter pour me mettre en selle tout en gardant un mètre et demi de distance, n’est-ce pas ? Heureusement, j’ai Nick Van Laer qui entraîne Stuart en ce moment. Je peux dormir sur mes deux oreilles : Stuart n’en souffrira pas en termes de forme. Pour moi, c’est une adaptation. Je fais moi-même de petits exercices pour continuer à bouger un peu. Je serai heureuse si la compétition reprendra dans trois ou quatre semaines. Je prends la vie comme elle vient. Personne n’a encore vécu cette situation. C’est la même chose pour tout le monde. Est-ce que je prends du retard à cause de cette situation ? Je suis sûre que non. Mon hongre Stuart a 11 ans, pas cinq. Nous nous connaissons par cœur ».

(Source Equibel)

Moncheval.net