Cavalier, un métier de rêve ?

(Photo : FEI/Shannon Brinkman)
(Photo : FEI/Shannon Brinkman)

Sous les feux des projecteurs, la profession de cavalier fait souvent rêver les amateurs de chevaux. Beaucoup ignorent cependant qu’à côté de ça, le métier est aussi exigeant et comporte de nombreux aspects pour lesquels les talents équestres ne suffisent pas toujours...

Il n'existe pas une voie toute tracée pour devenir cavalier professionnel, et le métier comporte de nombreux autres aspects que le haut niveau - qui est le plus visible. Le travail de nombreux cavaliers consiste en effet plutôt en la formation des jeunes chevaux, les débourrages, l’entraînement quotidien des chevaux à l’écurie, etc. Les statuts peuvent aussi varier : quelques cavaliers sont salariés pour des écuries, certains se risquent à pratiquer des activités non déclarées (parfois à côté d’un autre emploi), mais beaucoup sont indépendants ou à la tête de leur propre société.

Peu importe la voie choisie, le métier de cavalier est souvent très exigeant. Les journées sont longues, le travail n'est pas toujours récompensé à sa juste valeur et il ne faut pas seulement être bon cavalier si l'on veut percer. "Il faut être capable de diriger une équipe, suivre les soins, organiser l’écurie,… Bref, se créer un système", illustre Arnaud Doem, cavalier de saut d'obstacles. Grégory Wathelet souligne quant à lui la nécessité de "savoir s’entourer, communiquer et créer un réseau", par exemple pour se faire confier des chevaux ou les vendre. L’organisation est également un élément très important, surtout lorsqu’on combine plusieurs activités - ce qui est le cas de beaucoup de cavaliers. 

Pour vivre, les gains en concours sont en effet loin d'être suffisants, y compris dans des disciplines plutôt bien dotées comme le jumping. Beaucoup de cavaliers allient donc le travail des chevaux au coaching, ou encore au commerce, qui est indispensable dans la plupart des disciplines.

Aussi exigeant soit-il, le métier de cavalier n'est heureusement pas composé que de contraintes et la passion prend généralement le dessus. "Même si c'est sept jour sur sept, je n’ai pas l’impression de travailler !", confie ainsi Julia Schmitz, cavalière internationale de complet. "C’est important de ne pas oublier le plaisir que nous apporte notre passion, même si celle-ci est devenue un métier."

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